withperrey02

Evénement 5 juillet – LUST FOR LIVE

Ce samedi 5 juillet, dès la nuit tombée, projection en plein air de quelques séquences d’improvisation. Une occasion de présenter le projet à un public potentiel.

Il y aura aussi un concert, une expo, du vin, de la bière et du gazon pour s’étendre…La soirée se finira avec un DJ. Belle soirée en perspective!

Plus d’infos sur le site de l’événement

http://www.usinebis.be/lustforlive/sa5juillet.html

cropped-hamster013_3.jpg

Evolution du projet – Juillet 2014

Nouveau Synopsis:

Quelques temps après la fusillade du Musée Juif de la rue des Minimes, une épidémie dansante s’est déclenchée dans le quartier des Marolles, exactement pareille à celle survenue en Alsace en 1518. Elle a été rapidement maîtrisée par les autorités qui ont mis les « malades » en quarantaine dans la chapelle des Brigittines afin de les épuiser, musiciens à l’appui. Un groupe d’une vingtaine de personnes a échappé aux contrôles. Ces gens, très différents les uns des autres, errent dans le quartier, se soutiennent et s’organisent dans les moments de « crise ». Ils n’ont rien en commun sauf ce quartier qui les a vu naître et/où ils vivent, travaillent. Vu leur état, les barrières sociales et autres préjugés sautent. Ils redeviennent sauvages, renouent avec leur idiot intérieur et leur intuition…Des couples se forment, éphémères, atypiques…Une chose est sûre, ils ne sortiront pas indemnes de cette expérience qui ne peut que les libérer au final de leur quotidien frustrant. 

HAMSTER est un projet cinématographique expérimental/alternatif global, évolutif,  basé sur l’improvisation et conçu par Martine Doyen. Il a pour cadre le quartier des Marolles où elle habite et ses environs .

HAMSTER  a commencé en septembre 2013 et pourrait se terminer pour fin 2014/début 2015 à travers l’aboutissement d’un premier film ; HAMSTER I. Le concept en lui-même peut ne pas avoir de limite dans le temps et si le financement le permet nous pourrions imaginer prolonger ou répéter l’aventure (par exemple à travers une trilogie HAMSTER I, HAMSTER II, HAMSTER III) car le potentiel fictionnel d’un quartier est infini et se renouvelle sans cesse. Chaque acteur a un parcours dans le quartier qui ouvre de nouvelles perspectives. Il n’est pas exclu non plus que le projet s’étende aux quartiers et communes voisines…

Le scénario classique formate les films, il  est aussi un outil de financement pour les producteurs qui sont souvent amenés à le faire modifier par les scénaristes pour le faire entrer dans les « clous ». Ici, comme il s’agit d’un projet expérimental réalisé « hors industrie », il y a le « luxe » de pouvoir démarrer sans scénario précis – ce qui se pratique en musique ( Jazz) et dans les arts vivants – et se libérer des formats imposés liés à la diffusion industrielle.

L’histoire du cinéma regorge d’exemple de cinéastes qui ont démarrés comme ça, sans plans préétablis avec une équipe réduite au minimum, voir seuls avec les acteurs. Parce qu’ils en avaient envie,  se sentaient inspirés,  juste parce qu’ils voulaient faire un film. Pour ne citer que les plus connus ; J-L Godard, John Cassavetes et plus récemment Lars Von trier ( Dogme).  Chez Mike Leigh dont le processus de création a beaucoup influencé celui de HAMSTER, il y a une idée de départ qui évolue vers un film avec le temps, les rencontres, les décors naturels et le travail d’improvisation…

Aujourd’hui plus que jamais l’évolution de la technologie -de plus en plus légère et de moins en moins chère- donne plus de liberté et d’autonomie aux cinéastes.

Financièrement, Hamster a été conçu pour ne pas demander énormément de moyens pour apparaître et exister dans un premier temps. Maintenant que le projet se précise, les pistes de son financement aussi…

Hamster est hors norme et protéi-forme, déjà visible sur internet. Vidéos courtes et longues, travail photographique, performances, le tout centralisé sur ce blog – une ouvre en soit, inhérente au projet et en perpétuelle évolution -, une chaîne Viméo, une page flickr  et une page Facebook, visibles à tout moment dans l’ordre ou le désordre, pour une période indéterminée.  Au final de Hamster I, il y aura un montage d’une durée plus ou moins longue (entre moyen métrage et long métrage) et une pléthore de vidéos/photos annexes, essais et improvisations, visibles à la carte autour du film principal.

Cette diffusion artisanale ne fait que commencer, elle se fait pour l’instant avec les moyens du bord. Ceux qui ne coûtent quasi rien, sauf du temps. Nous espérons attirer de plus en plus de curieux en comptant sur le bouche à oreille puis l’effet boule de neige, à commencer par les gens du quartier.  Puis, de fil en aiguille, d’autres internautes rencontrés à l’occasion de micro-événements autour du film se rajouteront aux premiers.

Ce travail entre fiction et documentaire est aussi susceptible d’être montré plus classiquement : dans une salle de cinéma, devant un public, lors de soirées organisées par des programmateurs de festivals et/ou de lieux culturels, dans des lieux alternatifs, des fêtes plus privées, etc… Comme le film se fait en se faisant et rend son processus de création visible, il y a toujours quelque chose de nouveau à montrer de Hamster…De la courte performance à l’installation vidéo en passant par le diaporama, tout est envisageable avec ce projet.

Improvisation

L’idée d’improvisation résonne aujourd’hui. Des artistes, des philosophes, des intellectuels s’en inspirent pour créer des œuvres et/ou des concepts.

Dans un exposé intitulé Improviser les corpsAnaïs Nony, jeune philosophe, parle de l’improvisation théâtrale et musicale « L’improvisation, c’est l’ininstallé, c’est inventer une autre manière d’être au monde, c’est renouer avec la part de sauvage cachée en nous ».

Le sauvage, ce n’est pas la violence ici mais l’imagination. Et l’improvisation, laisse libre court à l’imagination. Pour l’acteur et/ou le danseur, c’est le corps qui parle en connexion avec tout ce qui se passe autour de lui ici et maintenant. Le corps et l’esprit forme un tout. (…) Le corps, dans nos sociétés d’industrie et d’économie de marché, ne devrait plus être pensé sans l’âme et sans la psyché. Le cas échéant, on se risque sur des terrains qui laissent grande ouverte la porte au totalitarisme et à la guerre contre les cerveaux. Nous vivons dans une société qui a mis en place des tactiques pour faire de nos corps des corps obéissants. On ne s’occupe finalement du corps que lorsqu’il crie famine, ou lorsqu’il tente de nous arrêter par sa fatigue ou par la douleur, ou l’apparition de la maladie. Cette tendance à vouloir imposer une emprise de la raison sur le corps constitue un vrai danger. Et ce danger là, les instances de régulation des états (comme sont devenus la police, l’école, l’internet ont très bien su en tirer parti en utilisant des techniques de modelage des corps (…)

(…)L’outil de l’improvisation, c’est l’intuition. Être dans un moment avec l’autre et se jeter à l’eau, parce qu’à un moment donné, il faut quand même que l’on se jette à l’eau ! Ça suffit cette animosité ambiante, non ? Je crois que tout le monde en est profondément fatigué. Tous ces moments d’hésitation pour tendre la main, pour faire un sourire, pour ouvrir la porte, pour s’ouvrir pour rigoler, pour se parler, pour répondre. Nous nous épuisons les uns les autres à ne pas échanger dans le moment. Improviser c’est suivre l’intuition que l’on a quand elle s’éveille en nous. Improviser c’est faire ce que je fais avec vous que je ne connais pas et à qui je livre des pensées, qui seront peut-être lues par un petit nombre et qui vont faire boule de neige quelque part. Cet effet boule de neige, cet effet papillon, beaucoup y croient mais il n’en demeure pas moins qu’il faille qu’on se jette à l’eau ensemble. Et l’improvisation c’est une manière de réhabiliter l’intuition. »

Anaïs Nony, interview dans Soldes Magazine#3 p66.

 Nous sommes tombés sur cet article en faisant des recherches sur l’improvisation pour Hamster. Nous sommes en phase avec ce propos à 200%. Pour Martine Doyen, qui pratique le cinéma depuis pas mal d’années à travers la réalisation de plusieurs courts et un long métrage de fiction, des films « normalement produits », c’est-à-dire hyper construits de A à Z, cette intuition est à reconquérir en expérimentant d’autres formes. Car c’est là que se trouve le nouveau cinéma en phase avec son époque. Et nous avons envie d’être en phase comme n’importe quel artiste. Alors, la cinéaste veut pouvoir suivre son intuition avec des acteurs qui suivent la leur. Exactement comme cela se fait déjà dans les arts vivants ou en musique. Pourquoi pas au cinéma ? Le cinéma n’est-il pas un art lui aussi ? Ne peut-il pas être vivant ?

Les acteurs improvisent sous la direction de Martine Doyen et elle improvise en s’inspirant de ce qu’ils proposent… Les résultats sont souvent au-delà de ses espérances et contrairement à la pensée dominante à l’œuvre chez les « pros » du cinéma commercial d’aujourd’hui, nous n’avons jamais l’impression de faire n’importe quoi, au contraire.

Le scénario en l’état

Le scénario de HAMSTER I s’est élaboré au fur et à mesure et au stade actuel n’est pas encore tout à fait terminé. Nous avons commencé par créer les personnages avec la vingtaine d’acteurs non professionnels qui ont été retenus en septembre 2013. Certains sont des habitants des Marolles, d’autres pas, mais en les rattachant aux décors emblématiques du quartier afin de construire cette fiction (Archives, piscine, gare de la chapelle, églises, puces, Brigittines, Recyclart, Plaine des Escargots, cités du foyer bruxellois, home des ursulines,) ils seront amenés à côtoyer ou croiser des habitants du quartier qui joueront leurs propres rôles dans le film.

Les improvisations et les repérages, les rencontres ainsi que l’expérience personnelle de Martine Doyen en tant qu’habitante des marolles depuis les années 90, expérience qui lui inspire situations et personnages et l’aide à diriger les improvisations, tout ça dessine peu à peu le film à venir qui s’articule aujourd’hui autour d’une idée centrale trouvée en chemin. Un exemple merveilleux de sérendipidité car c’est une idée organique découlant des corps mêmes et des lieux (Les Brigittines : un des temples de la danse Bruxelloise), l’idée de l’épidémie dansante de 1518.

L’épidémie débuta en juillet 1518 lorsqu’une femme, Frau Troffea, se mit à danser avec ferveur dans une rue de Strasbourg1. Cela dura entre quatre et six jours. En une semaine, 34 autres personnes s’étaient mis à danser, et en un mois, ils furent aux alentours de 400. Certains décédèrent de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral ou d’épuisement1.

Les documents historiques de l’époque, incluant des « notes des médecins, des sermons de la cathédrale, des chroniques locales et régionales, et même les billets émis par le conseil municipal de Strasbourg » indiquent clairement que les victimes dansaient. On ne sait toujours pas aujourd’hui pourquoi ces personnes se sont mises à danser jusqu’à ce que mort s’ensuive1.

Comme l’épidémie s’aggravait, des nobles concernés demandèrent l’avis des médecins locaux, ces derniers invoquant des causes astrologiques et surnaturelles, ainsi, aucune saignée ne fut effectuée. À la place, les autorités encouragèrent les danseurs en établissant un marché aux grains et en construisant une scène en bois. Ils pensaient alors que les malades, qui dansaient sans interruption jour et nuit, s’arrêteraient de danser une fois épuisés. Pour améliorer l’effet de la cure, les autorités embauchèrent des musiciens pour maintenir la danse des malades2. Certains de ces malades furent pris en charge dans un temple afin de trouver un remède à leur étrange maladie. ( Wikipédia)

Le scénario d’HAMSTER 1 pourrait se résumer comme suit mais reste susceptible de précisions.

Quelques temps après la fusillade du Musée Juif de la rue des Minimes, une épidémie dansante s’est déclenchée dans le quartier des Marolles, exactement pareille à celle survenue en Alsace en 1518. Elle a été rapidement maîtrisée par les autorités qui ont mis les « malades » en quarantaine dans la chapelle des Brigittines afin de les épuiser, musiciens à l’appui. Un groupe d’une vingtaine de personnes a échappé aux contrôles. Ces gens, très différents les uns des autres, errent dans le quartier, se soutiennent et s’organisent dans les moments de « crise ». Ils n’ont rien en commun sauf ce quartier qui les a vu naître et/où ils vivent, travaillent. Vu leur état, les barrières sociales et autres préjugés sautent. Ils redeviennent sauvages, renouent avec leur idiot intérieur et leur intuition…Des couples se forment, éphémères, atypiques…Une chose est sûre, ils ne sortiront pas indemnes de cette expérience qui ne peut que les libérer au final de leur quotidien frustrant. Tous étaient pris sans le savoir dans une sorte de toile d’araignée que la danse a démantelée d’un coup de rein.

 

 

 

 

 

mikeroberts

Et bien dansons maintenant!

Une série d’émissions radio sur la danse qui m’inspire pour la suite… Merci France Culture!

 http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-eh-bien-dansons-maintenant-14-la-danse-a-t-elle-une

 

http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-eh-bien-dansons-maintenant-24-pour-la-beaute-du-ges

 

http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-eh-bien-dansons-maintenant-34-en-deux-temps-trois-m

 

http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-eh-bien-dansons-maintenant-44-le-desoeuvrement-chodanse

 

 

 

640px-Die_Wallfahrt_der_Fallsuechtigen_nach_Meulebeeck

Impro collective#3 – Epidémie de danse

On en a vu un danser, puis deux, puis trois, on dirait que c’est contagieux, ils ont tendance à se rassembler et  à se cacher dans les  coins les plus désolés du quartier pour échapper aux regards des passants et des touristes..Les "crises " de danse sont passagères…Mais ils n’osent plus se quitter, de peur que ça les reprenne intempestivement alors qu’ils seraient seuls au coin d’un rue…Rien de pire, autant délirer à plusieurs.

Cette improvisation est inspirée un fait réel, une épidémie de danse qui s’est déclenchée en 1518 en Alsace..

Cette histoire nous inspire pour le film Hamster.

HAMSTER-IMPRO COLLECTIVE#2

Improvisation collective #2

Les personnages improvisent dans un des décors du film situé dans les Marolles à Bruxelles.
Martine Doyen improvise aussi et leur donne des indications tout en les filmant.

La situation: Ils sont coincés suite à un accident. Déboussolés, ils ne comprennent rien de ce qui leur arrive. Ils attendent qu’on vienne les chercher, font connaissance ou pas….

L’improvisation a duré 50 minutes au total, il en reste 25 minutes. Vidéo non étalonnée, pas de mixage. Il s’agit d’un travail préparatoire, d’un essai, afin de préciser les rôles et découvrir de nouvelles pistes de fiction.

Avec:
Kathleen ( Jennyfer, la brune aux crocks roses)
Emilie Kettels ( Agathe, la blonde au blouson doré)
Florence Pétranto (Agnès, la fille à la tresse rousse)
Nicolas Monfort ( Joséphin, l’homme à la cape Loden)
Jeanne Boute ( Soeur Julie et son crucifix)
Xavier Gorgol ( Yourek, l’homme au bonnet blanc)
Jerôme Roland (Kevin, le garçon au Marsupilami)
Frédéric Rolland ( Pierre, l’homme à l’imperméable)
Delphine Brual ( Blanche, la femme enceinte)
Sophie Thirion ( Patty, la femme à la casquette)
Veerle Vaes ( Chantal, la femme aux cheveux rasés)

Journal de bord

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.