Un point de vue de l’intérieur.

Fréderic Rolland est un des acteurs du film, il est par ailleurs Médecin Psychiatre et Plasticien.

HAMSTERs

Avec HAMSTERs, Martine Doyen réalise un long métrage avec très peu de moyens. L’équipe de tournage se résume à elle-même, munie d’un camescope HD. Les décors sont ceux du quartier des Marolles à Bruxelles, et des rues environnantes des centres d’art qui soutiennent localement le projet. Les comédiens, pour la plupart issus du quartier, sont amateurs ou comédiens improvisés. L’écriture se fait tout au long du tournage… et finalement au montage, pour lequel Martine Doyen s’adjoint les compétences et le regard de Patxi Endara. Prise dans les temporalité longues de création cinématographique, Martine Doyen ne peut arrêter de filmer le temps des dossiers et des commissions, et réalise un film-urgence qui réfléchit le monde dans lequel il se tourne. Pendant le tournage, l’actualité rattrape le film, et l’attentat du Musée juif de Bruxelles (2014) lui imprime sa marque.

Sélectionné à l’IFFR, Festival International du Film de Rotterdam, dans la section A Band Apart, le film suit des personnages qui se sont trouvés confrontés de plus ou moins près à l’attaque du Musée juif. Comme au moyen-âge lors des épidémies de danses, phénomènes d’hystérie collective succédant à des événements traumatisants, les personnages sont pris de mouvements dansants; il se reconnaissent, se suivent et se regroupent, déambulant dans la ville, à la grande surprise du voisinage…

Au premier abord, HAMSTERs produit un choc ! Les images du « Mother Fakir » à l’oeuvre, et la répétition lancinante des flash info rapportant l’attaque du Musée juif font effraction. Secondairement, c’est dans la circularité de la construction du film que se trouve un fil conducteur : la violence de la condition humaine. Violence du monde, violence de la rencontre, violence du désir, violence du travail, à travers un événement tragique et les regards d’habitants du quartier des Marolles, le film ramène de façon implacable les impératifs auxquels l’humanité est soumise. Comme hébétés, les personnage semblent mus par la même angoisse et se diriger inexorablement vers les mêmes écueils. Comme les hamsters qui cherchent à tout prix à s’échapper de leur cage, ces personnages semblent chercher une issue. Mais la liberté a un prix : être une proie. A vos marques,  prêts, film punk !

© Frédéric Rolland 2017

L’article sur son site.

http://www.untitledness.com/frederic-rolland/HAMSTERs_movie_Martine_Doyen_film.html

HAMSTERs au Festival International du film de Rotterdam, janvier 2017.

Dear Martine Doyen,

On behalf of Bero Beyer, festival director, it is my pleasure to officially invite your film Hamsters to participate in the 46th International Film Festival Rotterdam, which will take place 25 January – 5 February 2017.

Your film is selected to be part of A Band Part. As Punk turned forty years old, bringing disorder/enlightenment to society with radical measures has taken on new forms. This program will pick contemporary films with the same punk energy and is about fringe/splinter groups/individuals (« A Band Apart ») impacting public space and lives through rebellion, performances and music, from West to East, from funny pranks to more violent means, from non-sense to terror. This is angst and anxiety to be played at maximum volume. 

Why punk now? A Band Apart is mostly Sex-Pistols-free but joining a group of radicals feels like joining a rock band, with the same group dynamics at its core. There’s a leader. There’s dissent. There’s shock and awe. There’s a sense of theatrics. And there’s an audience. As terrorism expert Brian Jenkins wrote in 1974, « terrorism is theater ». We’ll also twist that idea into « theater is terrorism ». A Band. A Part.

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FIN DU MIXAGE ET ETALONNAGE

Le film est actuellement au stade de la postproduction avec Patxi Endara.

Après quelques semaines de mixage/montage son avec la collaboration de Gauthier Hammer, on termine l’étalonnage avec Maxime Gourdon.

Les sous-titres anglais sont posés, reste le générique à faire.

Dès début Novembre 2016, nous  allons le montrer a quelques programmateurs de festivals de fiction et de documentaire internationaux. Le directeur de Wallonie Bruxelles Image adore le film et pense que ça vaut la peine de le leur montrer.

Nous pourrons enfin planifier une première bruxelloise et confectionner une bande annonce.

 

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FIN DU MONTAGE IMAGE.

Avec Patxi Endara, enfin!

Après les super-bons retours sur la vision de montage avec Jeanne Boute et Anthony Rey (producteur de mon prochain long) qui a eu lieu la semaine dernière, nous avons encore affiné quelques passages  et opéré quelques rajouts. Maintenant, c’est vraiment la  dernière ligne droite avant le mixage qui commence le 1 septembre, jusqu’au 10 environ, avec Soundtouch et Gauthier Hammer.

Patxi Endara

Nouveau complice

L’ange Patxi Endara me rejoint au montage, à mon grand soulagement. Le film est là, mais il faut encore resserrer des séquences, intensifier le rythme du tout. La première partie est presque top, la deuxième patauge et  glisse  encore un peu  comme toujours à ce stade … Il est temps de collaborer avec un oeil frais  et complice . Bonne  nouvelle, Patxi – qui ne connaissait rien au projet – trouve que ça tient déjà super bien la route. Encore trois semaines de boulot intensif sur le montage image/son entrecoupées de  petites vacances. Montage final prévu pour fin août. D’ici là quelques visions seront organisées   avec l’équipe disponible et quelques yeux extérieurs.

Martine Doyen

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Dansez maintenant.

« La danse est le premier né des arts. La musique et la poésie s’écoulent dans le temps; les arts plastiques et l’architecture modèlent l’espace. Mais la danse est à la fois dans l’espace et le temps. Avant de confier ses émotions à la pierre, au son, l’homme se sert de son propre corps pour organiser l’espace et pour rythmer le temps. »

Curt Sachs

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Danser, c’est lutter contre tout ce qui retient, tout ce qui enfonce, tout ce qui pèse et alourdit, c’est découvrir avec son corps l’essence, l’âme de la vie, c’est entrer en contact physique avec la liberte.

Jean-Louis barrault

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Chaque seconde prise sur une piste de danse est une seconde prise sur l’éternité

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La danse est le plus sublime , le plus émouvant, le plus beau de tous les arts parce qu’elle n’est pas une simple traduction ou abstraction de la vie: c’est la vie elle-même.

Henry Havelock-Ellis

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La danse est l’art de tout dire avec des gestes.

Rémi Hess

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« La danse est un acte de foi et un acte d’amour. Elle est une prière individuelle ou collective, profane ou sacrée. Cette prière est dite dans le temple de Terpsichore, sous la coupole d’un théatre, ou sur un tréteau ».

Serge Lifar

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« A mes yeux, la danse c’est la vie parce que la vie est rythme- celui du battement du coeur- la danse est inséparable du rythme. Elle sert d’interprète à tout ce qui fait notre vie puisqu’elle peut exprimer tous les rythmes, toutes les pulsions humaines. »

Maurice Béjart

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(La danseuse) »Elle semble d’abord de ses pas plein d’esprit, effacer de la terre toute fatigue, et toute sottise…Et voici qu »elle se fait une demeure un peu au-dessus des choses, et l’on dirait qu’elle s’arrange un nid dans ses bras blancs… Mais, à présent, ne croirait-on pas qu’elle se tisse de ses pieds un tapis indéfinissable de sensations ?… Elle croise, elle décroise, elle trame la terre avec la durée… Ô le charmant ouvrage, le travail très précieux de ses orteils intelligents qui attaquent, qui esquivent, qui nouent et qui dénouent, qui se pourchassent, qui s’envolent !… Qu’ils sont habiles, qu’ils sont vifs, ces purs ouvriers des délices du temps perdu !… Ces deux pieds babillent entre eux, et se querellent comme des colombes !… Le même point du sol les fait se disputer comme pour un grain !… Ils s’emportent ensemble, et se choquent dans l’air, encore !… »

Paul Valery  » L »âme et la danse »

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« Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus »

Pina Bausch

***

Que l’on estime perdue toute journée où l’on n’aura pas dansé au moins une fois »
Nietzsche

Nouvelles du front, Juin 2016!

Le film est actuellement en  fin de montage image/son. Vers la mi-juin, la postproduction ( étalonnage + mixage) pourra  se planifier et s’opérer dans la foulée. Une vision de l’équipe est prévue pour la fin juin et une première envisagée fin septembre 2016 aux Brigittines. Il va sans dire, pour les impatients, qu’un tel projet ne peut se faire beaucoup plus vite ou alors avec une équipe technique plus conséquente donc avec beaucoup plus de budget. Le temps gagné en amont se prend en aval, il faut construire au montage, sur du concret. C’est du tissage, de la broderie, voir de la dentelle.  Parfois, il faut repartir en tournage pour filmer la pluie ou des abeilles, revenir, essayer, recommencer…Bref, c’est  du cinéma très artisanal.

A très bientôt.

Martine Doyen

 

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